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Sup Galilée ouvre une nouvelle filière Instrumentation
 Entretien avec Frédéric Du-Burck, Responsable de la filière ingénieur Instrumentation
"Système embarqués et génie biomédical" à Sup Galilée.

L’école d’ingénieurs Sup Galilée met en place une nouvelle formation d’ingénieur « Instrumentation » avec le sous-titre « Systèmes embarqués et Génie biomédical ». Pourquoi créer cette nouvelle formation ?

L’idée est de diversifier nos formations mais surtout de répondre aux besoins des industriels. Par exemple, le rapport de 2016 de la Direction Générale des Entreprises (DGE) « Technologies clés pour 2020 - Préparer l’industrie du futur », indique que des domaines comme les capteurs, les systèmes embarqués, la robotique ou les dispositifs d’imagerie médicale sont des technologies essentielles pour l’industrie française, et donc des domaines d’avenir. Cette nouvelle filière constitue une réponse qui offre aux étudiants l’opportunité d’accéder à des métiers dans lesquels la demande est déjà forte et va s’intensifier.
 
La formation couvre un large spectre de disciplines allant de la physique des capteurs, à leur mise en réseaux ou la programmation des microcontrôleurs… Quels sont les profils d’étudiants que vous recherchez ?

La spécialité instrumentation recrute dans diverses formations. Elle est ouverte à des étudiants issus des classes préparatoires, mais aussi à ceux issus de l’université (licences 2 et 3) avec une spécialité Sciences pour l’ingénieur, Electronique, Physique ou Physique-Chimie. Elle concerne également des étudiants issus des IUT Mesures physiques, Réseaux et Télécommunication ou de GEII… Quelle que soit leur origine, la formation s’adresse à des étudiants curieux ayant la volonté de comprendre et de maitriser les systèmes dans leur ensemble. La spécialité instrumentation leur apportera pour cela de solides bases en physique et en électronique, en traitement du signal mais aussi dans ce que l’on nomme l’informatique industrielle, c’est-à-dire l’architecture et la programmation des calculateurs industriels (les microcontrôleurs, FPGA, DSP, …).

Dans quels secteurs évolue un ingénieur issu de la spécialité Instrumentation ?

La nécessité d’une connaissance approfondie des méthodes de conception et de mise en œuvre des systèmes de mesure se manifeste dans tous les secteurs de la science et de l’industrie. Pour prendre un exemple dans le domaine de l’aéronautique, le contrôle d’un moteur d’avion nécessite la mesure en continu de grandeurs physiques (pressions, températures, vitesses d’écoulement des fluides, …) issues de centaines de capteurs qui doivent être transmises à un, ou des calculateurs où elles sont traitées en vue de rétro agir en temps réel sur le fonctionnement du moteur. On voit que se posent des problèmes de choix de capteurs, de mise en forme des signaux, d’interfaçage de capteurs, d’un traitement en temps réel des données, du pilotage d’actionneurs, … tout en respectant des contraintes de sécurité et de fiabilité qui sont essentielles dans le contexte de l’aéronautique.

Mais j’aurais pu de la même manière prendre l’exemple des véhicules autonomes ou de la robotique médicale qui connaissent actuellement des développements impressionnants.

Qu’est ce qui peut donner envie à un étudiant de rejoindre cette filière ?

En premier lieu, le fait de devenir un acteur du développement des technologies les plus pointues et innovantes, qu’il s’agisse de l’aéronautique ou des voitures autonomes dont j’ai parlé tout-à-l’heure, ou encore des robots, des drones, des systèmes d’imagerie médicales, des systèmes de sécurité, … Dans tous ces exemples, les chaines d’acquisition, de traitement et d’exploitation des données jouent un rôle essentiel, voire crucial.

Ceci impose une approche interdisciplinaire basée sur un large socle de connaissances allant de la physique des capteurs à la programmation des microcontrôleurs. Cette variété devrait séduire des étudiants curieux, passionnés par l’ingénierie et qui ont le gout de comprendre et maitriser les dispositifs aussi bien dans leur dimension matérielle que logicielle qui sont ici intimement associées. C’est, je crois, une deuxième raison de choisir une poursuite d’étude dans la filière instrumentation. On ne s’y ennuie pas !

Une troisième raison est que cette approche nécessite d’avoir une vision d’ensemble des systèmes sur lesquels l’ingénieur en instrumentation intervient. Il n’est pas qu’un « engrenage » dans le processus de développement de produits industriels ou d’équipements scientifiques, mais a au contraire une implication de bout en bout sur ces développements.

Une dernière raison réside dans les options proposées en troisième année : le génie biomédical, et les systèmes embarqués. Ce sont des domaines de haute technologie dans lesquels la demande d’ingénieurs compétents et bien formés est forte. Ce point n’est évidemment pas négligeable dans le choix d’une carrière.

> Voir la fiche de formation